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Les familles monoparentales en augmentation

Extrait de Réveillez-vous ! du 8 octobre 2002, pages 3-12

" Souvent, la nuit, en pleurs, je priais Dieu en lui disant : ' Je ne sais pas quoi faire demain. ' " — GLORIA, MÈRE SEULE DE TROIS ENFANTS.

LA FAMILLE monoparentale est devenue une constante dans bien des sociétés [1 – Les sociologues signalent que le nombre de mères isolées ' dépasse largement celui des pères isolés '. C'est pourquoi notre dossier s'adresse en premier lieu aux mères seules. Néanmoins, les principes valent aussi pour les pères seuls.]. Au vu du déclin de la structure familiale traditionnelle (mari, femme et enfants) au profit d'autres modèles, démographes et sociologues s'interrogent sur les causes d'une telle évolution.

Selon Simon Duncan et Rosalind Edwards, professeurs de sociologie, " les modèles familiaux et les relations homme/femme sont en train de subir de profondes mutations ". Pourquoi ? Des observateurs y voient le résultat de certains choix de vie dans un contexte économique, culturel et social changeant.

Considérons quelques-uns des changements et des choix en question. Les difficultés de la vie sont un des premiers facteurs qui pèsent sur les gens. À chaque instant, le monde extérieur s'impose à eux. Le temps autrefois consacré aux activités familiales est aujourd'hui passé sur Internet, devant le téléviseur, au téléphone, dans la voiture, à courir tout le temps.

Autre facteur, les pressions économiques. Le confort se paie, ce qui explique le nombre croissant de parents présents sur le marché du travail. Vivant au sein d'une société mobile, beaucoup sont amenés à résider et à travailler loin de leur parenté, qui pourrait leur venir en aide, et parfois même loin de leur conjoint. En maints endroits, la culture populaire n'aide pas non plus quand elle s'emploie à dénigrer des institutions (telles que le mariage et la famille) qui offrent une certaine stabilité [2 – Pour une analyse plus détaillée des difficultés propres aux mères, voir le dossier " Mère de famille : faut-il être Superwoman ? " paru dans notre numéro du 8 avril 2002.].


Quelques définitions

Différents termes servent à désigner les mères qui élèvent seules leurs enfants. On entend par " mères célibataires " celles qui n'ont jamais été mariées, tandis que l'expression " mères seules ", ou " isolées ", englobe toutes celles qui s'occupent de leurs enfants sans partenaire masculin vivant sous le même toit. Il peut s'agir de femmes divorcées, séparées, veuves ou qui n'ont jamais été mariées.

Dans ce dossier, nous utiliserons les termes " parent seul " ou " isolé " et " mère seule " ou " isolée " pour qualifier les parents qui élèvent leurs enfants sans conjoint.


La nouvelle mère célibataire

La mère célibataire d'aujourd'hui ne correspond plus forcément au vieux stéréotype de l'adolescente non mariée vivant de l'aide sociale. Être mère célibataire n'a plus rien d'infamant, et les célébrités présentent même cela sous un jour attrayant. En outre, beaucoup de femmes ont un niveau d'instruction qui leur permet de mieux subvenir à leurs besoins ; financièrement, le mariage n'est donc plus une condition préalable à la maternité.

Certaines mères, surtout celles issues de parents divorcés, demeurent célibataires parce qu'elles veulent éviter à leurs enfants la souffrance causée par le départ du père. D'autres femmes deviennent mères célibataires non par choix, mais parce qu'elles ont été abandonnées. " Être parent seul est rarement un choix égoïste et délibéré, déclare la fondation britannique Joseph Rowntree, et les enfants grandissant dans des familles monoparentales ne sont ni délaissés ni indisciplinés. "

L'augmentation des familles monoparentales n'en demeure pas moins préoccupante ; en effet, qui dit parent seul avec enfants dit souvent tensions émotionnelles, difficultés économiques, handicaps sociaux. On peut se demander s'il est possible, quand on est seul, de réussir l'éducation de ses enfants. À quelles difficultés particulières les familles monoparentales se heurtent-elles ? Comment un parent chrétien dans cette situation peut-il réussir ?


LA MONOPARENTALITÉ  : UNE TENDANCE DANS BEAUCOUP DE PAYS

États-Unis : " Entre 1970 et 2000, le nombre de mères seules a progressé de trois à dix millions ; dans le même intervalle, le nombre de pères seuls a suivi cette augmentation, passant de 393 000 à deux millions. " — Bureau américain du recensement.

Mexique : Selon le quotidien La Jornada, 27 % du nombre total de femmes enceintes dans le pays sont des adolescentes.

Irlande : Le taux de foyers monoparentaux est passé de 5,7 % en 1981 à 7,9 % en 1991. " La rupture conjugale demeure une raison majeure pour laquelle une mère se retrouve seule. " — Les mères seules dans un contexte international (angl.), 1997.

Grande-Bretagne : " La proportion de familles ayant à leur tête un parent unique a franchi pour la première fois les 25 %, reflétant un accroissement phénoménal du nombre de mères jamais mariées et une croissance importante du taux de divorce au cours des 30 dernières années. " — The Times, Londres, 2 mars 2000.

France : " Depuis la fin des années 70, la proportion de familles monoparentales a progressé de plus de 50 %. " — Les mères seules dans un contexte international, 1997.

Allemagne : " Le nombre de parents isolés a doublé au cours des deux dernières décennies. Presque tous les foyers monoparentaux [...] ont pour chef de famille la mère. " — Les mères seules dans un contexte international, 1997.

Japon : ' Les familles avec une mère seule se multiplient depuis les années 70. ' En 1997, 17 % des ménages étaient dirigés par des mères isolées. — Les mères seules dans un contexte international, 1997 ; Les femmes dans le monde en 2000 : tendances et statistiques (angl.).

Grèce : " Depuis 1980, le nombre de mères non mariées en [Grèce] a augmenté de 29,8 %. Et, d'après des renseignements fournis par l'Union européenne, le pourcentage d'enfants nés hors mariage était de 3,3 en 1997, contre 1,1 en 1980. " — Ta Nea, quotidien athénien, 4 septembre 1998.

Australie : Près de 1 enfant sur 4 vit avec un seul parent biologique, généralement par suite de la rupture du mariage ou de la relation de ses parents. Selon des estimations, les familles monoparentales augmenteront dans une fourchette de 30 à 66 % au cours des 25 prochaines années. — Bureau australien des statistiques.


Parent seul, difficultés multiples

" J'éprouve toutes sortes de sentiments. Je passe des nuits à pleurer dans les toilettes. C'est plutôt dur. " — JANET, MÈRE SEULE DE TROIS ENFANTS.

DE NOMBREUSES situations peuvent être à l'origine des familles monoparentales. Ainsi une guerre, une catastrophe naturelle, une maladie ont pu emporter l'un des parents.

Les parents de certains enfants décident de ne pas se marier. Par exemple, en Suède, presque la moitié des enfants naissent hors mariage. Le divorce aussi crée des foyers monoparentaux. Une étude révèle que plus de 50 % des enfants américains vivront une partie de leur jeunesse dans une famille monoparentale.

Comprendre les difficultés

Les mères veuves depuis peu ont un fardeau particulier à porter. Pleurant encore leur conjoint disparu, elles doivent néanmoins assumer la charge d'un foyer. Elles mettront des mois, voire des années, à s'adapter à leur nouvelle situation tout en se débattant contre les problèmes économiques et en s'efforçant de consoler leurs enfants. Une mère veuve trouvera extrêmement difficile d'endosser ces responsabilités supplémentaires. Les enfants risquent d'être privés de la direction parentale nécessaire, à un moment où ils ont désespérément besoin d'attention et de réconfort.

Les mères célibataires qui n'ont pas épousé le père de leur(s) enfant(s) sont souvent très jeunes et manquent d'expérience. Un certain nombre d'entre elles n'ont pas pu achever leurs études. Sans compétences professionnelles, elles sont davantage sujettes à la pauvreté et susceptibles d'occuper des emplois peu rémunérés. Si elles ne bénéficient pas du soutien de leur famille, celui de leurs parents par exemple, elles doivent en plus trouver une garderie convenable pour leurs enfants. Une mère non mariée peut également être en proie à un sentiment de honte ou de solitude. Elle pourrait redouter, avec un enfant, de ne jamais trouver de conjoint qui lui convienne. Les enfants qui grandissent dans de tels foyers sont parfois eux-mêmes taraudés par des questions laissées sans réponse concernant leurs racines, ainsi que par le besoin d'être acceptés par le parent absent.

Pareillement, les parents qui divorcent connaissent un stress considérable. Il n'est pas rare qu'ils éprouvent une grande colère. Une impression de médiocrité et un profond sentiment de rejet peuvent aussi entraver leur capacité à donner de l'affection à leurs enfants. Les mères qui doivent entrer sur le marché du travail pour la première fois ont peut-être du mal à assurer la gestion du foyer. Elles ont l'impression de n'avoir ni le temps ni la force de répondre aux besoins spécifiques de leurs enfants, eux-mêmes aux prises avec des bouleversements résultant du divorce de leurs parents.

Le cas épineux des parents divorcés

Les parents isolés se rendent compte que leurs enfants ont des besoins différents et en constante évolution. Les divorcés sont placés devant un défi particulier, celui d'accorder aux enfants des chances raisonnables de recevoir une direction spirituelle.

Prenons le cas d'un parent divorcé Témoin de Jéhovah qui n'a pas la garde de ses enfants. Certains Témoins dans cette situation se sont efforcés d'obtenir leur droit de visite à un moment qui inclut une réunion chrétienne. Cet arrangement permet aux enfants d'avoir un contact régulier avec la congrégation chrétienne, ce qui leur est d'un grand profit dans leur situation.

Les parents divorcés qui ont moins de chances de voir leurs enfants régulièrement chercheront des moyens de les assurer de leur amour et de leur tendresse. Pour cela, ils doivent être sensibles à l'évolution de leurs besoins affectifs. Cela est d'autant plus vrai au moment de l'adolescence, quand l'intérêt de l'enfant pour les sorties grandit et qu'il souhaite se faire des amis.

Bien connaître les capacités, la personnalité et la façon de penser de l'enfant est un autre gage d'une éducation réussie (Genèse 33:13). Parent et enfant ont des conversations intimes et chaleureuses, et chacun apprécie la compagnie de l'autre. La communication entre eux reste toujours ouverte. Chacun fait partie de la vie de l'autre.

L'importance d'être raisonnable

Après un divorce, les enfants ont des contacts réguliers avec leurs deux parents. Supposons que ces derniers aient des croyances religieuses différentes, l'un étant Témoin de Jéhovah et l'autre pas. Une communication régulière et franche permet d'éviter les conflits inutiles. " Ayez une réputation de personne raisonnable ", a écrit l'apôtre Paul (Philippiens 4:5, Phillips). Les enfants devraient apprendre à respecter le droit de leurs deux parents à pratiquer leur religion.

Le parent non Témoin insistera peut-être pour que l'enfant assiste aux services religieux dans son lieu de culte. Que peut faire le parent qui est Témoin de Jéhovah ? Il peut lui aussi communiquer à l'enfant ses convictions religieuses. Avec le temps, l'enfant pourra faire ses propres choix en matière de religion, à l'image du jeune Timothée dont la mère et la grand-mère lui ont vraisemblablement enseigné les principes bibliques (2 Timothée 3:14, 15). Si l'enfant est gêné d'assister aux offices d'une autre religion, il pourra considérer l'exemple biblique de Naamân qui, après avoir embrassé le vrai culte, a continué à s'acquitter de son devoir d'accompagner le roi qui adorait à la maison de Rimmôn. Ce récit peut confirmer à l'enfant que, même s'il assiste à d'autres cérémonies religieuses auxquelles il n'est pas habitué, Jéhovah l'aime et le comprend. — 2 Rois 5:17-19.

Un parent qui élève bien ses enfants est capable de comprendre leurs sentiments et ainsi de modeler leur façon de penser (Deutéronome 6:7). Même si ceux qui ne se sont jamais mariés éprouvent de la gêne en raison de leur ancien mode de vie, ils doivent cependant se rappeler que les enfants ont deux parents biologiques qu'ils souhaitent connaître tous les deux. Ils ont besoin de se sentir désirés, et ne veulent pas se dire qu'ils sont là par accident. En leur parlant avec respect du parent absent et en leur donnant des réponses qu'ils sont en âge de comprendre ou de connaître, l'autre parent fait preuve d'amour et les rassure.

Il faut garder présent à l'esprit que les premières notions qu'un enfant acquiert de l'amour, de l'autorité et du pouvoir sont influencées par sa relation avec ses parents. En exerçant son autorité et son pouvoir avec amour, le parent chrétien peut faire beaucoup pour préparer l'enfant à tisser avec Jéhovah des relations d'affection et à respecter les dispositions prises au sein de la congrégation. — Genèse 18:19.

La coopération des enfants est essentielle

Les enfants de familles monoparentales doivent comprendre que leur coopération est essentielle au bonheur de la famille (Éphésiens 6:1-3). Leur obéissance prouve leur amour, ainsi que leur respect des efforts particuliers que leur parent fournit pour leur offrir un foyer sûr et heureux. Étant donné que la communication est un échange, les enfants se rappelleront la nécessité de soutenir leur parent qui travaille dans ce sens. — Proverbes 1:8 ; 4:1-4.

Dans un foyer monoparental, les enfants sont souvent placés face à des responsabilités plus tôt que ceux vivant avec leurs deux parents. Les garçons et les filles qui sont éduqués avec patience et amour gagneront en assurance et en estime d'eux-mêmes, car ils seront équipés pour la vie dès leur jeune âge. Cela sous-entend que certaines tâches leur seront déléguées en vue d'un bon fonctionnement de la maisonnée.

Cela ne signifie nullement que le parent unique cherchera à faire de ses enfants de petits adultes indépendants qui n'ont pas besoin de sa direction. Il serait certainement très imprudent de laisser un jeune enfant seul ou sans surveillance.

Plus d'un parent isolé est enclin à penser, à tort, qu'il doit devenir le ' copain ' de ses enfants. Si effectivement des relations étroites sont nécessaires, il doit se rappeler que les enfants ont besoin d'un parent et qu'ils ne sont pas assez mûrs pour être leurs confidents ou leurs égaux. Vos enfants ont besoin de vous voir agir en parent.

Quand parents isolés et enfants coopèrent au sein d'une relation affectueuse, la famille peut être heureuse. Devant le nombre sans cesse croissant d'enfants élevés dans un foyer monoparental, chacun devrait être conscient des difficultés propres à ces familles et disposé à offrir avec amour encouragements et soutien.


Les effets sur les enfants

La plupart des parents seuls consacrent moins de temps à chaque enfant que s'ils étaient en couple. Certains vivent avec un partenaire qui n'est pas leur conjoint. Cependant, le concubinage n'est pas aussi stable que le mariage. Les enfants vivant dans de telles familles sont plus susceptibles de vivre avec des adultes différents à mesure qu'ils grandissent.

Des études révèlent que " les enfants issus de familles monoparentales ont statistiquement moins de chances d'avoir une vie équilibrée que ceux issus de familles intactes ". Toutefois, une analyse plus poussée de ces études indique que des revenus insuffisants seraient " le principal facteur responsable des écarts entre les enfants venant de modèles familiaux différents ". Cela ne signifie évidemment pas que les enfants de familles monoparentales sont condamnés à l'échec. Dotés d'une direction appropriée et d'une bonne éducation, ils peuvent éviter les écueils.


Seul, mais pas abandonné

" Quand mes enfants rentrent à la maison, qu'ils me serrent contre eux et me disent qu'ils m'aiment, c'est ma plus belle récompense de mère. " — DORIS, MÈRE SEULE DE DEUX ENFANTS.

LES parents isolés peuvent trouver du réconfort dans cette déclaration biblique : " Les enfants sont une bénédiction et un don du SEIGNEUR. " (Psaume 127:3, Contemporary English Version). Les enfants élevés dans une famille monoparentale n'en sont pas moins précieux aux yeux de Dieu. Le Créateur désire que ces familles soient heureuses. La Bible dit de lui : " Il vient en aide à l'orphelin de père et à la veuve. " (Psaume 146:9). Les parents seuls peuvent être certains que Dieu ne demande qu'à les soutenir.

Un enfant a le droit d'être élevé dans un environnement sûr et plein d'amour, qui permet son épanouissement physique, affectif et spirituel. Chaque parent a le devoir et le privilège d'être utilisé par Dieu pour éduquer son enfant.

De nombreux parents seuls ont constaté l'importance des prières ferventes, de l'application constante des principes bibliques et d'une confiance totale en Jéhovah. Cela va dans la droite ligne de l'exhortation contenue en Psaume 55:22 : " Jette ton fardeau sur Jéhovah lui-même, et lui te soutiendra. "

De temps en temps, les grands-parents, les anciens ou des parents expérimentés dans la congrégation locale sont là pour aider les familles monoparentales dans les situations pénibles. Certes, les proches et les compagnons chrétiens peuvent faire beaucoup pour épauler un parent seul, mais c'est de toute façon à lui que Dieu a confié la responsabilité de s'occuper de ses enfants [3 – Vous trouverez d'autres conseils sur les familles monoparentales dans le chapitre 9 du livre Le secret du bonheur familial, publié par les Témoins de Jéhovah.].

Heureusement, bon nombre de pères et de mères isolés ont surmonté avec succès les difficultés inhérentes à leur situation et ont fait de leurs enfants des personnes responsables, bien élevées et craignant Dieu. Réveillez-vous ! en a interrogé certains. Voici quelques points que ces parents ont en commun.

• Une bonne organisation du foyer. Ils s'efforcent d'être bien organisés et de s'acquitter du mieux possible de leurs différentes activités, ce qui requiert de la prévoyance. La Bible déclare : " Les plans de l'homme diligent conduisent à un avantage. " — Proverbes 21:5.

• Un sentiment d'engagement. Ils placent leur vie de famille parmi leurs priorités. Ils s'évertuent à faire passer les besoins de leurs enfants avant les leurs. — 1 Timothée 5:8.

• Une approche équilibrée. Ils ne minimisent ni n'exagèrent leurs problèmes ; ils cherchent des solutions. Ils acceptent les difficultés et essaient de les résoudre sans s'apitoyer sur leur sort ni s'aigrir.

• L'art de communiquer. Ils entretiennent une bonne communication. Ils encouragent les membres de la famille à exprimer clairement et ouvertement ce qu'ils pensent et ce qu'ils ressentent. Voici ce que dit un père seul à propos de ses enfants : " Je saisis toutes les occasions de leur parler. Nous avons nos moments de complicité quand nous préparons le repas du soir. C'est là qu'ils se confient vraiment à moi. "

• Le bon sens de s'occuper de soi. Malgré leurs nombreuses obligations, ils conviennent qu'il est important pour eux de combler leurs besoins spirituels, affectifs et physiques. Esther, mère divorcée de deux enfants, explique : " J'essaie de me réserver du temps. Par exemple, quand une amie vient donner aux enfants leur leçon de musique, je dispose d'une heure pour moi. Je m'assois et je n'allume pas la télévision. "

• Un état d'esprit constructif. Ils maintiennent un regard positif sur leur rôle de parent et sur la vie en général. Ils voient le bon côté des situations stressantes. Une mère célibataire confie : " J'en suis venue à me rendre compte qu'élever seule ses enfants n'a pas que de mauvais côtés. "

Ils y sont arrivés

Ces principes sont-ils efficaces ? Oui, comme l'atteste l'exemple de nombreux parents seuls qui ont réussi l'éducation de leurs enfants. Gloria, citée dans le premier article, une mère divorcée qui travaille en Angleterre, a élevé seule deux fils et une fille. Tous les trois sont à présent ministres chrétiens à plein temps et consacrent leur vie à enseigner la Bible. Comment Gloria s'y est-elle prise ? " Le premier défi, explique-t-elle, consistait à tenir régulièrement une étude biblique intéressante en famille. Je voulais que les enfants soient heureux, qu'ils aient la paix de l'esprit, qu'ils soient comblés et préservés des pièges. J'ai trouvé un emploi de nuit. Mon objectif était d'avoir les enfants avec moi aussi souvent que possible. Avant d'aller au travail, je priais avec eux et je les mettais au lit. Ma tante les gardait pendant mon absence. "

Comment Gloria a-t-elle aidé ses enfants à se fixer les bonnes priorités ? Elle poursuit : " Mon souci majeur était de mettre les choses spirituelles en premier. Nous n'avions pas beaucoup d'argent, et j'en parlais franchement avec les enfants. Ce que je leur demandais de faire, je le faisais aussi, et ils étaient tous coopératifs. " Quant à ce qui a maintenu la famille unie, Gloria dit : " Le secret, c'était de faire des choses ensemble. Personne ne s'isolait dans sa chambre. Nous faisions la cuisine, le ménage et les travaux de décoration ensemble. Nous avions des activités équilibrées. Je m'assurais toujours que la détente ait aussi sa place. "

Carolyn, qui vit seule avec son petit garçon prénommé Joseph, se réjouit de la façon dont il évolue. Quel est son secret ? " Nous lisons la Bible ensemble avant d'aller nous coucher, explique-t-elle, puis je lui pose des questions sur ce qu'il a appris. Ensuite, nous examinons des paragraphes choisis dans des publications bibliques et nous en faisons une application personnelle. Cela aide Joseph lorsqu'il a des problèmes, comme les brimades à l'école. " Carolyn reconnaît que sa vie n'a rien de facile, mais elle ne se sent pas abandonnée. Elle fait cette remarque : " C'est une lutte constante, mais je ressens vraiment l'aide de Jéhovah. Je reçois également beaucoup d'encouragements de la congrégation chrétienne. "

Les témoignages de nombreux parents seuls, telles Gloria et Carolyn, démontrent qu'en s'appuyant sur les principes bibliques, des principes éprouvés, il est possible de faire de ses enfants des adultes épanouis et spirituellement forts (Proverbes 22:6). Le bonheur est à votre portée ! La monoparentalité présente de nombreuses difficultés qui sont autant d'occasions de progresser et de partager. La meilleure façon de vaincre ces difficultés est de se reposer pleinement sur Dieu et d'être convaincu qu'il apportera son aide. — Psaume 121:1-3.

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