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Les mères et leurs difficultés

Extrait de Réveillez-vous ! du 22 février 2005, pages 3-11

" Ce sont les tâches accomplies au sein de la famille qui constituent les activités fondamentales de la société humaine. [...] Si la mère n'assume pas son rôle, ou bien il n'y a pas de génération suivante, ou bien il est préférable que cette génération ne voie pas le jour. " — Theodore Roosevelt, 26e président des États-Unis.

À L'ÉVIDENCE, une mère est indispensable pour donner la vie. Toutefois, elle n'a pas pour seule vocation de mettre au monde des enfants. Voici ce qu'a déclaré un auteur à propos de son rôle dans la plupart des sociétés actuelles : " Pour chaque enfant qu'elle élève, elle est le principal protecteur de sa santé, de son éducation, de son intelligence, de sa personnalité, de son caractère et de sa stabilité émotionnelle. "

Parmi les nombreux rôles d'une mère figure celui d'éducatrice. C'est souvent auprès d'elle que l'enfant acquiert ses premiers mots et la façon de les agencer. Ne parle-t-on pas de la première langue apprise comme de la langue maternelle ? En règle générale, la mère passe quotidiennement plus de temps que son mari avec ses enfants et assume donc la plus grande part de l'enseignement et de la discipline. Un proverbe mexicain déclare : " L'éducation se reçoit sur le sein. " Voilà qui souligne l'importance du rôle que joue la mère.


" Le rôle éducatif de la mère est vital dans la stimulation de l'intelligence, de la curiosité de l'enfant, ainsi que dans le développement de sa créativité. " — Sommet régional sur les droits de l'enfant, Burkina Faso, 1997.


Le Créateur, Jéhovah Dieu, accorde de l'honneur aux mères. L'un des Dix Commandements, écrits sur des tablettes de pierre par le " doigt de Dieu ", ordonne aux enfants d'' honorer leur père et leur mère '. (Exode 20:12 ; 31:18 ; Deutéronome 9:10.) En outre, un proverbe biblique parle de " la loi de ta mère ". (Proverbes 1:8.) Aujourd'hui, on sait combien il est important d'enseigner les enfants au cours des trois premières années de leur vie, période qu'ils passent généralement auprès de leur mère.

Quelques-unes de leurs difficultés

Si de nombreuses femmes ont bien du mal à enseigner leurs enfants durant cette période capitale, c'est notamment parce qu'elles sont obligées de travailler pour subvenir aux besoins de leur famille. D'après des statistiques des Nations unies, dans beaucoup de pays industrialisés plus de la moitié des femmes ayant des enfants de moins de trois ans occupent un emploi.

De surcroît, les mères ont parfois la lourde tâche d'élever seules leurs enfants parce que leur mari a quitté la ville ou le pays pour trouver du travail. Par exemple, dans des régions d'Arménie, on signale que près d'un tiers des hommes sont partis à l'étranger pour chercher un emploi. D'autres femmes doivent élever seules leurs enfants parce qu'elles ont été abandonnées par leur mari ou parce qu'il est décédé.

Dans certains pays, c'est le manque d'instruction qui pose des problèmes. Selon le Département des Affaires économiques et sociales des Nations unies, les deux tiers des 876 millions de personnes illettrées dans le monde sont des femmes. Et d'après l'UNESCO, en Afrique, dans les pays arabes et en Asie de l'Est et du Sud, plus de 60 % des femmes sont analphabètes. En outre, un grand nombre d'hommes croient que les femmes n'ont pas besoin d'instruction, et que celle-ci est même une entrave à leur rôle de mère.

La revue Outlook rapporte que dans une région de l'État de Kerala, en Inde, où il n'est pas rare que les filles deviennent mères à 15 ans, personne ne désire épouser une femme instruite. Au Pakistan, pays voisin, les garçons ont la priorité. Ils reçoivent une instruction qui leur permet de trouver un emploi bien rémunéré, et d'aider ainsi financièrement leurs parents dans leur grand âge. Par contre, selon le livre L'instruction des femmes dans les pays en développement (angl.), " les parents n'investissent pas d'argent pour leurs filles parce qu'ils ne les jugent pas capables d'apporter un quelconque soutien matériel à la famille ".

Les coutumes locales constituent une autre difficulté. Il est des pays où les mères sont tenues de respecter des coutumes comme celles de vendre leurs fillettes en mariage ou de les exciser. Ailleurs, elles n'ont pas le droit d'enseigner ni de discipliner leurs enfants de sexe masculin. Une mère doit-elle suivre ce genre de coutumes et laisser d'autres personnes enseigner ses fils ?

Dans les articles suivants, nous verrons ce que font des mères pour surmonter ce genre de difficultés. Nous verrons également comment accorder davantage d'estime aux mères et à ce qu'elles accomplissent, et comment avoir un point de vue raisonnable sur leur rôle dans l'éducation des enfants.

Des mères qui surmontent leurs difficultés

L'UNE des plus grandes difficultés que les mères rencontrent aujourd'hui est de devoir travailler pour subvenir aux besoins de leur famille. De plus, pour une raison ou pour une autre, certaines sont obligées d'élever leurs enfants sans l'aide de personne.

Margarita vit au Mexique ; elle élève seule ses deux enfants. " Il n'a pas été facile de les éduquer moralement et spirituellement, dit-elle. Un jour, mon fils adolescent est revenu à moitié ivre d'une soirée. Je l'ai averti que, si cela se reproduisait, je ne lui permettrais pas de rentrer chez nous. Alors, la fois suivante, je l'ai laissé à la porte, même si ça me fendait le cœur. Heureusement, il n'a plus jamais recommencé. "

Peu après, Margarita s'est mise à étudier la Bible, ce qui lui a permis d'inculquer des valeurs morales à ses enfants. À présent, ses deux enfants sont des Témoins de Jéhovah évangélisateurs à plein temps.


" Toutes les études sans exception montrent qu'aucun instrument de développement n'est plus efficace que l'éducation des filles et l'émancipation des femmes. [...] La pleine participation des femmes donne des résultats immédiats : les familles sont en meilleure santé ; elles mangent mieux ; leur revenu et leur épargne augmentent. Or, ce qui est vrai pour les familles l'est aussi pour les collectivités, et finalement pour des pays entiers. " — Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, 8 mars 2003.


Quand le mari part à l'étranger

Dans les pays les moins avancés, beaucoup d'hommes se rendent dans des pays plus riches afin d'y trouver un emploi, laissant ainsi leur femme seule pour élever les enfants. Laxmi, qui habite au Népal, déclare : " Mon mari est à l'étranger depuis sept ans. Les enfants m'obéissent moins qu'à leur père. S'il venait à la maison régulièrement, les choses seraient plus faciles. "

Malgré tout, Laxmi relève le défi. Ayant peu d'instruction, elle a demandé à des personnes compétentes d'aider ses enfants les plus grands à faire leurs devoirs. Mais elle veille à leur donner une éducation spirituelle en étudiant la Bible avec eux toutes les semaines. Chaque jour, ils examinent également ensemble un texte biblique, et elle les emmène chaque semaine aux réunions chrétiennes.

Quand la mère a peu d'instruction

Dans certains pays, le taux d'analphabétisme chez les femmes est relativement élevé. Aurelia, une Mexicaine qui a six enfants, explique les inconvénients qu'il y a à être une mère analphabète : " Ma mère m'a toujours dit que les femmes n'étaient pas faites pour étudier. Je n'ai donc jamais appris à lire. Je ne pouvais donc pas aider mes enfants à faire leurs devoirs. J'en souffrais beaucoup. Alors, comme je ne voulais pas qu'ils souffrent eux aussi, j'ai travaillé dur pour leur payer des études. "

Mais il suffit d'un peu d'instruction pour que tout change. Ce dicton est on ne peut plus vrai : " En instruisant les femmes, on instruit celles qui enseigneront les hommes. " Bishnu, qui habite au Népal, était analphabète. Cependant, son désir d'apprendre les vérités bibliques et de les transmettre à ses trois fils l'a incitée à fournir de gros efforts pour apprendre à lire et à écrire. Elle a pu ainsi veiller à ce que ses fils fassent leurs devoirs, et s'entretenir régulièrement de leur travail avec leurs professeurs.

Pour ce qui est de l'éducation spirituelle et morale qu'il a reçue, voici ce que déclare Silash, l'un des fils de Bishnu : " Ce que j'ai préféré dans sa façon de nous enseigner, c'est qu'elle nous corrigeait en nous donnant des exemples bibliques. Cette méthode était efficace ; j'acceptais plus facilement les conseils. " Bishnu a réussi l'éducation de ses fils. Tous les trois sont des jeunes hommes qui craignent Dieu.

Antonia, une Mexicaine qui élève deux enfants, explique : " Je n'ai fréquenté que l'école primaire. Nous habitions un village isolé, loin de tout collège ou lycée. Comme je voulais que mes enfants soient plus instruits que moi, je leur ai consacré beaucoup de temps. Je leur ai appris l'alphabet et le calcul. Ma fille savait écrire son prénom et toutes les lettres de l'alphabet avant même d'aller à l'école. Quand il est entré à la maternelle, mon fils savait déjà bien lire. "

Comment Antonia s'y est-elle prise pour donner à ses enfants une éducation spirituelle et morale ? Elle répond : " Je leur ai appris des histoires bibliques. Avant même de savoir parler, ma fille était capable de les raconter avec des gestes. Mon fils a fait sa première lecture publique à nos réunions chrétiennes quand il avait quatre ans. " De nombreuses mères sans grande instruction remplissent très bien leur rôle d'éducatrice.

Contre les coutumes nuisibles

Au Mexique, les Tzotzil ont pour coutume de vendre leurs filles en mariage quand elles ont l'âge de 12 ou 13 ans. Souvent, elles sont achetées par des hommes beaucoup plus âgés qu'elles, qui souhaitent une deuxième ou une troisième femme. Si l'homme n'est pas satisfait, il peut rendre la fille à ses parents et récupérer son argent. Voilà l'avenir qui attendait Petrona. Sa mère avait été vendue, avait mis au monde un enfant, puis avait été renvoyée par son mari, avant même l'âge de 13 ans ! Son premier enfant était mort, après quoi elle avait été vendue deux autres fois. Au total, elle avait eu huit enfants !

Petrona ne voulait pas de cette vie-là. Elle explique comment elle y a échappé : " À la fin de l'école primaire, j'ai dit à ma mère que je ne voulais pas me marier, mais continuer mes études. Ma mère m'a répondu qu'elle ne pouvait rien faire et qu'il fallait que j'en parle à mon père.

" Je vais te marier, m'a répondu mon père. Tu sais parler espagnol. Tu sais lire. Qu'est-ce que tu veux de plus ? Si tu veux faire des études, tu devras les financer toi-même.

" Alors c'est ce que j'ai fait, raconte Petrona. J'ai brodé des vêtements pour gagner de l'argent. " Ainsi, elle n'a pas été vendue. Quelques années plus tard, sa mère s'est mise à étudier la Bible. Cela lui a donné le courage d'inculquer aux jeunes sœurs de Petrona des valeurs fondées sur la Bible. Étant donné sa propre expérience, elle a pu montrer à ses filles les tristes conséquences du commerce des fillettes.

Une autre tradition très répandue réserve au père le droit de discipliner les garçons de la famille. " On enseigne aux femmes tzotzil qu'elles sont inférieures aux hommes, déclare Petrona. Les hommes sont très autoritaires. Les petits garçons imitent leur père et disent à leur mère : ' Tu n'as pas à me dire ce que je dois faire. Tant que mon père ne me l'aura pas dit, je n'obéirai pas. ' Les mères ne peuvent donc pas éduquer leurs fils. Mais maintenant que ma mère étudie la Bible, elle réussit à instruire mes frères. Ils connaissent par cœur le passage d'Éphésiens 6:1, 2 : ' Enfants, obéissez à vos parents [...]. Honore ton père et ta mère. ' "

Mary, une Nigériane, fait remarquer : " Là où j'ai grandi, la culture n'autorise pas la mère à enseigner ni à discipliner ses garçons. Mais à l'exemple de Loïs et d'Eunice (la grand-mère et la mère de Timothée), j'étais déterminée à ne pas laisser des coutumes locales m'empêcher d'enseigner mes enfants. " — 2 Timothée 1:5.

Il est une autre coutume couramment pratiquée dans certains pays : les mutilations sexuelles féminines (MSF) ou, comme certains l'appellent, la " circoncision féminine ". Il s'agit de l'ablation totale ou partielle des organes génitaux externes d'une fille. Cette coutume a été dénoncée par Waris Dirie, mannequin et ambassadrice du Fonds des Nations unies pour la population. Conformément à la tradition somalienne, elle a été contrainte par sa mère à se faire exciser quand elle était enfant. Selon un rapport, au Proche-Orient et en Afrique, entre huit et dix millions de femmes et de filles risquent de subir des mutilations sexuelles. Même aux États-Unis, 10 000 fillettes seraient exposées à ce risque.

Quelles croyances se cachent derrière cette pratique ? Certains pensent que les organes génitaux féminins sont impurs, qu'ils souillent une femme et la rendent donc impropre au mariage. De plus, l'ablation des organes génitaux est considérée comme un moyen de garantir la virginité de l'enfant et sa fidélité. Si la mère ne perpétue pas cette coutume, elle s'attire le courroux de son mari et de sa communauté.

Beaucoup de mères, cependant, ont pris conscience qu'il n'y avait aucune raison valable — religieuse, médicale ou sanitaire — d'accepter cette pratique douloureuse. D'après l'ouvrage Répudier les coutumes répugnantes (angl.), de nombreuses mères refusent courageusement de faire subir ces mutilations à leurs filles.

À n'en pas douter, dans le monde entier, des mères parviennent à protéger et à éduquer leurs enfants en dépit de nombreuses difficultés. Apprécie-t-on leurs efforts à leur juste valeur ?


Elle a consenti à des sacrifices pour nous

Juliano, un jeune Brésilien, raconte : " Quand j'avais cinq ans, ma mère avait une carrière prometteuse devant elle. À la naissance de ma sœur, elle a décidé de quitter son emploi pour s'occuper de nous. Au travail, on le lui a pourtant déconseillé. Ses collègues lui ont dit que, quand ses enfants seraient mariés et qu'ils auraient quitté la maison, tout ce qu'elle aurait fait pour eux serait perdu, qu'elle investissait dans quelque chose qui ne lui rapporterait rien. Je peux dire pourtant qu'ils se trompaient. Je n'oublierai jamais cette preuve d'amour. "


Un rôle des plus honorables

LE RÔLE de la mère est souvent déprécié, voire méprisé. Voilà quelques décennies, certains ont commencé à dénigrer le fait de s'occuper d'enfants. À leurs yeux, cette tâche était moins importante qu'une carrière professionnelle, et même une forme d'oppression. Bien que la plupart jugeraient ce point de vue extrémiste, on laisse souvent entendre aux mères qu'être femme au foyer est une occupation de second rang. D'aucuns pensent même qu'une femme a besoin d'un emploi pour se réaliser pleinement.

Toutefois, beaucoup de maris et d'enfants tiennent en haute estime le rôle de la mère au sein de la famille. Carlo, qui sert au siège national des Témoins de Jéhovah des Philippines, raconte : " Si je suis ici aujourd'hui, c'est grâce à l'éducation que ma mère m'a donnée. Mon père était très strict et nous punissait sur-le-champ. Maman, elle, raisonnait avec nous et nous expliquait le pourquoi des choses. J'aime vraiment la façon dont elle m'a enseigné. "

Peter, qui vit en Afrique du Sud, vient d'une famille de six enfants qui ont été élevés par une mère peu instruite. Leur père les avait abandonnés. Peter fait cette remarque : " Ma mère était domestique et concierge ; elle ne gagnait pas beaucoup d'argent. Elle avait du mal à payer les frais de scolarité de tous ses enfants. Souvent, nous allions nous coucher avec la faim au ventre. Elle parvenait tout juste à nous donner un toit ! Malgré toutes ces difficultés, maman n'a pas renoncé. Elle nous a appris à ne jamais nous comparer aux autres. Si elle n'avait pas assumé courageusement ses responsabilités, nous n'aurions pas pu nous en sortir comme nous l'avons fait. "

Ahmed, un père nigérian, exprime ce qu'il pense de l'aide que lui apporte sa femme dans l'éducation des enfants : " J'ai une grande considération pour ce que fait ma femme. Quand je ne suis pas à la maison, je sais que les enfants sont en de bonnes mains. Loin de considérer ma femme comme une rivale, je la remercie et j'explique à mes enfants qu'ils lui doivent autant de respect qu'à moi. "

Voici également en quels termes un Palestinien loue spontanément sa femme pour son rôle de mère : " Lina s'occupe à merveille de notre fille, et favorise grandement la spiritualité de notre famille. D'après ce que je constate, c'est grâce à ses croyances religieuses qu'elle réussit. " Lina est Témoin de Jéhovah ; elle éduque sa fille suivant les principes contenus dans la Bible.

Quels sont quelques-uns de ces principes ? Comment la Bible considère-t-elle les mères ? Comment, dans les temps anciens, les mères étaient-elles honorées et respectées pour l'éducation qu'elles donnaient à leurs enfants ?

Un point de vue équilibré

Lorsqu'elle a été créée, la femme a reçu un rôle honorable au sein de l'institution qu'est la famille. On lit dans le premier livre de la Bible : " Jéhovah Dieu dit encore : ' Il n'est pas bon que l'homme reste seul. Je vais lui faire une aide qui lui corresponde. ' " (Genèse 2:18). La première femme, Ève, était donc le vis-à-vis d'Adam, son pendant. Elle était une aide qui lui correspondait parfaitement. Elle devait jouer un rôle dans le dessein que Dieu avait pour eux : mettre au monde des enfants, s'en occuper, et prendre soin de la terre et des animaux. Ève serait une véritable compagne pour Adam ; elle le soutiendrait et contribuerait à l'échange intellectuel. Comme Adam a dû être heureux de recevoir un tel cadeau de la part du Créateur ! — Genèse 1:26-28 ; 2:23.

Plus tard, Dieu a donné des directives sur la manière dont les femmes devaient être traitées. Par exemple, les mères israélites devaient être honorées, et non traitées avec mépris. Si un fils ' appelait le mal sur son père et sur sa mère ', il encourait la peine de mort. Les jeunes chrétiens étaient exhortés à ' obéir à leurs parents '. — Lévitique 19:3 ; 20:9 ; Éphésiens 6:1 ; Deutéronome 5:16 ; 27:16 ; Proverbes 30:17.

Sous la direction de son mari, la mère éduquait aussi bien ses filles que ses fils. Un garçon ne devait pas ' abandonner la loi de sa mère '. (Proverbes 6:20.) Le livre des Proverbes contient aussi ' le message de poids que la mère du roi Lemouël lui adressa en correction '. Avec sagesse, elle a invité son fils à ne pas faire un mauvais usage des boissons alcooliques. Elle lui a dit : " Ce n'est pas aux rois de boire du vin, ni aux dignitaires de dire : ' Où est la boisson enivrante ? ' de peur qu'on ne boive et qu'on n'oublie ce qui est décrété, et qu'on ne dénature la cause de l'un quelconque des fils de l'affliction. " — Proverbes 31:1, 4, 5.

De plus, tous les jeunes hommes qui envisagent de se marier feraient bien d'examiner le portrait de la " femme capable " tracé par la mère du roi Lemouël. Celle-ci déclare : " Sa valeur dépasse de beaucoup celle des coraux. " Puis, après avoir décrit le rôle important que joue une telle femme dans une maisonnée, elle poursuit en disant : " Le charme peut être trompeur, et la beauté peut être vaine ; mais la femme qui craint Jéhovah est celle qui obtient des louanges. " (Proverbes 31:10-31). De toute évidence, le Créateur a accordé aux femmes un rang honorable et de l'autorité au sein de la famille.

Dans la congrégation chrétienne aussi, les femmes et les mères sont honorées et appréciées. On lit en Éphésiens 5:25 : " Maris, continuez à aimer vos femmes. " Le jeune Timothée, qui, grâce à sa mère et à sa grand-mère, avait appris à respecter " les écrits sacrés ", a reçu ce conseil inspiré : ' Supplie les femmes d'âge mûr comme des mères. ' (2 Timothée 3:15 ; 1 Timothée 5:1, 2). Un homme devrait donc respecter une femme d'âge mûr comme si elle était sa mère. À n'en pas douter, Dieu tient en haute estime les femmes et leur accorde une place pleine de dignité.

Exprimez-leur votre reconnaissance

Un homme issu d'une culture où les femmes sont considérées comme inférieures raconte : " J'ai reçu une éducation machiste ; j'ai vu comment les femmes étaient maltraitées et méprisées. Je dois lutter pour voir ma femme comme le Créateur la voit, c'est-à-dire comme une aide qui me correspond, une épouse, et comme une partenaire dans l'éducation des enfants. Même si j'ai du mal à la complimenter, je reconnais que ce qu'il y a de bien chez mes enfants est dû à son travail. "

Disons-le, les mères qui assument leur rôle d'éducatrice peuvent être fières. C'est une carrière qui en vaut la peine. Ces femmes méritent des félicitations et des témoignages sincères de reconnaissance. Elles nous apportent tant : des habitudes qui nous sont utiles toute notre vie ; des bonnes manières, essentielles à des relations paisibles avec autrui ; et dans bien des cas une éducation morale et spirituelle qui nous aide à rester sur la bonne voie. Avez-vous récemment exprimé à votre mère votre reconnaissance pour ce qu'elle a fait pour vous ?

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