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Les nombreuses tâches d'une mère

Extrait de Réveillez-vous ! du 8 avril 2002, pages 3-11

4 h 50  Le petit Loïc, en pleurs et à moitié endormi, essaie de grimper près de sa mère, Hélène. Les deux autres enfants, Pauline (5 ans) et Joanna (12 ans), ainsi que le mari, Nicolas, dorment. Hélène hisse Loïc dans le lit et lui donne le sein. Elle ne retrouve pas le sommeil.

5 h 45  Hélène se rend dans la cuisine sur la pointe des pieds ; elle fait du café et lit.

6 h 15 – 7 h 20  Nicolas se lève. Hélène réveille Pauline et Joanna, prépare le petit-déjeuner et fait un brin de ménage. À 7 h 15, Nicolas part au travail et dépose Joanna à l'école. La mère d'Hélène arrive pour garder Loïc.

7 h 30  Hélène amène Pauline à l'école maternelle. En allant à son travail, elle a le temps de réfléchir aux réalités qui sont le lot d'une mère. " C'est le plus dur métier que j'aie jamais exercé ", dit-elle.

8 h 10  Au bureau, Hélène est submergée de travail. Elle craignait qu'une nouvelle grossesse lui fasse perdre son emploi. Sa famille a besoin d'un salaire supplémentaire.

10 h 43  Après qu'Hélène a raccroché le téléphone (un appel au sujet de ses enfants), sa collègue Nancy la console : " Tu t'occupes très bien d'eux. " Des larmes roulent sur les joues d'Hélène.

12 h 05  Hélène avale un sandwich et se rappelle le temps où elle n'avait pas d'enfants. À l'époque, elle avait des projets pour occuper ses " loisirs ". ' Je rêvais ! ' conclut-elle.

15 h 10  Après plusieurs coups de téléphone concernant les pitreries de Loïc, Hélène décrit le lien particulier qu'elle a avec ses petits : " C'est un amour que je n'ai jamais éprouvé pour personne d'autre. " Ses sentiments profonds l'ont aidée à surmonter les premières difficultés imprévues.

17 h 10  Après avoir récupéré Joanna, Hélène fait quelques courses. Elle téléphone à Nicolas pour lui rappeler que c'est à son tour d'aller chercher Pauline.

18 h 00 – 19 h 30  De retour à la maison, Hélène prend le relais de grand-maman ; elle s'occupe de Loïc, fait le ménage et prépare le dîner. Quand on l'interroge sur les exigences d'un bébé, Hélène déclare en soupirant : " Un bébé réclame sa mère tout entière : ses bras, son corps, son lait, et il lui fait perdre le sommeil. "

20 h 30 – 22 h 00  Hélène aide Joanna à faire ses devoirs et allaite Loïc. Tandis que Nicolas fait la lecture à Pauline pendant une demi-heure, elle effectue d'autres tâches ménagères.

23 h 15  Pauline et Joanna sont couchées, mais Loïc est toujours éveillé dans les bras de sa mère. Il finit par s'endormir. " Je pense qu'il faut le mettre au lit ", dit Hélène à Nicolas, qui est à moitié endormi.

Une course d'obstacles

Le métier de mère est à la fois difficile et merveilleux. Les mères vivent des moments extraordinaires qu'elles n'échangeraient contre rien au monde. Pourtant, certaines ont parfois l'impression d'être au bord de l'effondrement. Hélène compare sa vie de mère à une course d'obstacles. Et il semble que plus le temps passe, plus les obstacles grossissent et se multiplient.

Souvent, les mères sacrifient leur temps libre et une grande partie de leur vie sociale pour s'occuper correctement de leurs enfants. " Je dois toujours répondre ' présente ', dit Esther, mère de cinq enfants. J'ai troqué les bains relaxants contre des douches rapides et les dîners romantiques contre les plats surgelés. Il y a beaucoup de voyages que je n'ai pas effectués, d'endroits que je n'ai pas visités, de choses que je n'ai pas accomplies. Mais la lessive est faite et le linge est plié ! "

Bien sûr, la plupart des mères parleront aussi des joies sans pareilles que leur procurent leurs enfants. Esther déclare : " Un sourire de temps à autre, un adorable ' merci maman ' et de chaleureuses étreintes : voilà ce qui donne la force de continuer [1 – Ces articles parlent des mères mariées. Ultérieurement, Réveillez-vous ! traitera des difficultés que rencontrent les mères célibataires ou seules.] "

Les mères sur le marché du travail

L'un des plus gros obstacles dans le métier de mère est que nombre d'entre elles, outre leurs responsabilités familiales traditionnelles, assument un travail pour subvenir aussi aux besoins de leur famille. Beaucoup travaillent hors de chez elles, non par choix, mais par nécessité. Elles savent que si elles restaient à la maison, leur famille, et notamment leurs enfants, serait privée de beaucoup de choses. Leur salaire, qui est souvent plus bas que celui des hommes, est donc indispensable.

Par exemple, à São Paulo, au Brésil, les femmes représentent 42 % de la population active. Un journal a qualifié les mères au foyer d'" espèce en voie de disparition ". Dans les campagnes africaines, il n'est pas rare de voir une mère avec des fagots sur la tête et un enfant attaché sur le dos.

Les exigences du travail

Obstacle supplémentaire, le marché du travail oblige parfois les mères à travailler de longues heures. Et ce n'est pas la seule exigence. Lorsque Maria, qui vit en Grèce, a été embauchée, son employeur lui a demandé de signer un document par lequel elle s'engageait à ne pas avoir d'enfant pendant trois ans. Si jamais elle devenait enceinte, elle devrait verser une indemnité. Maria a signé. Cependant, environ un an et demi plus tard, elle s'est retrouvée enceinte. Son employeur lui a alors montré le papier. Elle est allée devant un tribunal pour contester le règlement de son entreprise et elle attend à présent le verdict.

Dans des cas moins extrêmes, des patrons font parfois pression sur les mères pour qu'elles retravaillent le plus rapidement possible après leur accouchement. En général, elles ne bénéficient d'aucune réduction d'horaire. On ne tient donc pas compte de leur nouvelle situation. Dans certains pays, si elles prennent trop de congés, elles perdent de l'argent ; des mères doivent aussi se contenter de garderies médiocres et d'aides de l'État insuffisantes.

Quelques mères, par contre, ne travaillent pas par besoin, mais pour s'épanouir. Sandra a décidé de retourner au travail après la naissance de chacun de ses deux enfants. Elle se rappelle que, lorsqu'elle s'est soudainement retrouvée seule chez elle avec un bébé, elle ' se mettait parfois à la fenêtre et se demandait ce que faisait le reste du monde '. Pour d'autres, le travail est un moyen de se soustraire au stress de la vie familiale. Le Daily Telegraph, un quotidien britannique, a rapporté : " Des parents cherchent à rester plus longtemps dans le calme relatif du travail. C'est un cercle vicieux, car ils passent moins de temps avec leurs enfants, qui deviennent de plus en plus indifférents, agressifs et déséquilibrés. "

Un numéro de jonglage

Il n'est pas facile de trouver l'équilibre entre le travail et la maison. La déclaration de cette Néerlandaise traduit les sentiments de nombreuses mères : " Fatiguée, fatiguée, fatiguée. Je me réveille même fatiguée. Lorsque je rentre du travail, je tombe de fatigue. Mes enfants disent déjà : ' Maman est toujours fatiguée ', et je me culpabilise. Je ne veux pas m'absenter de mon travail, mais je veux également être la gentille maman pour qui rien n'est impossible. Malheureusement, je ne suis pas aussi parfaite que je le voudrais. "

Cette femme est une des millions de mères qui occupent un emploi et qui se disent que des moments privilégiés avec leurs enfants compensent en partie leurs absences fréquentes, mais qui s'aperçoivent que ce n'est pas vrai. Quantité de mères s'avouent surmenées parce qu'elles doivent jongler entre un travail stressant et leurs responsabilités familiales, et qu'elles sont sous-payées.

Quand ils sont séparés de leur mère durant des heures, les enfants ne reçoivent pas ce dont ils ont le plus besoin : son temps et son attention. Selon Fernanda Lima, une pédopsychiatre brésilienne, personne ne remplit aussi bien le rôle de mère qu'une mère elle-même. " Les deux premières années de la vie d'un enfant sont fondamentales, dit-elle. L'enfant est encore trop jeune pour comprendre pourquoi sa mère n'est pas là. " Une tierce personne peut pallier le besoin qu'un enfant a de sa mère, mais elle ne peut pas prendre sa place. " Le bébé sent qu'il ne reçoit pas les soins attentionnés de sa mère ", ajoute-t-elle.

Kathy, qui travaille à plein temps et qui a une petite fille, a raconté : ' Je me sentais terriblement coupable, comme si je l'abandonnais [à la garderie]. C'est dur de savoir qu'on ne voit pas son enfant grandir, et cela fait très bizarre de penser qu'elle est plus attachée à la garderie qu'à soi. ' Au Mexique, une hôtesse de l'air a dit : " Au bout de quelque temps, votre enfant ne vous reconnaît plus ; il ne vous respecte pas pour la simple raison que vous ne l'élevez pas. [Les enfants] savent que vous êtes leur mère, mais subitement ils préfèrent être avec la femme qui s'occupe d'eux. "

D'un autre côté, les mères qui restent au foyer pour se consacrer à leurs enfants expliquent qu'elles doivent supporter la condescendance d'une société qui encourage à l'emploi. À certains endroits, le statut de femme au foyer n'est plus jugé honorable. Les femmes sont donc incitées à embrasser une carrière, même si elles n'ont pas besoin d'un revenu supplémentaire.


" La fête des Mères "

En Afrique australe, la misère, le manque d'instruction, un partenaire irresponsable, les mauvais traitements et l'épidémie de sida font payer un lourd tribut aux mères. Lors d'une récente fête des Mères, The Citizen, un journal sud-africain, a rapporté : " Le jour de la fête des Mères, des milliers de femmes seront maltraitées par leur partenaire, et certaines perdront la vie. " À cause de problèmes de ce genre, chaque année des milliers de Sud-Africaines abandonnent leur bébé. En deux ans, le nombre de bébés abandonnés a augmenté de 25 %. Celui des femmes qui se suicident est encore plus alarmant et ne cesse de gonfler. Dernièrement, une femme qui vivait dans une région extrêmement pauvre a pris ses trois enfants contre elle et s'est mise devant un train en marche. Ils ont été tués tous les quatre. Pour joindre les deux bouts, des mères se prostituent et vendent de la drogue ou incitent leurs filles aux mêmes activités.

À Hong-Kong, " des jeunes mères tuent leur bébé à la naissance ou le jettent dans une poubelle parce qu'elles sont submergées de difficultés ". Le South China Morning Post a déclaré que dans cette ville certaines jeunes mariées " sont aujourd'hui soumises à un tel stress [que] leur psychisme se dégrade au point de les mener au suicide ".


Seules pour lutter

Les mères se heurtent à un autre obstacle : après une dure journée de travail, elles rentrent chez elles, non pour se reposer, mais pour effectuer les tâches ménagères habituelles. Que les mères travaillent ou non, on estime souvent qu'il leur revient de s'occuper de la maison et des enfants.

Alors que de plus en plus de mères multiplient les heures de travail, les pères ne compensent pas toujours. Le Sunday Times de Londres a écrit : " La Grande-Bretagne est un pays où les pères sont absents, car une nouvelle étude a démontré que les hommes ne passent que 15 minutes par jour avec leurs enfants. [...] Nombre d'entre eux n'aiment guère passer du temps avec leur famille. [...] En comparaison, une mère britannique qui travaille consacre 90 minutes par jour à ses enfants. "

Des maris se plaignent que leur femme ait du mal à leur déléguer des tâches parce qu'elle tient à ce que tout soit fait exactement comme elle en a l'habitude. " Sinon ce n'est pas bien fait ", expliquent-ils. Évidemment, si elle désire que son mari coopère, une femme au foyer fatiguée doit accepter de faire certaines concessions. Le mari, quant à lui, ne devrait pas se retrancher derrière cet argument pour ne s'occuper de rien.


Les mères dans le monde

Le manque de temps

• À Hong-Kong, une étude a révélé que 60 % des mères qui occupent un emploi trouvent qu'elles ne consacrent pas assez de temps à leurs enfants. En outre, 20 % des enfants âgés de trois ans et moins dont les parents travaillent ne vivent pas chez eux durant la semaine, mais généralement chez leurs grands-parents.

• Les femmes au Mexique passent en moyenne 13 ans de leur vie à s'occuper au minimum de un enfant de moins de cinq ans.

Les mères et le travail

• En Irlande, 60 % des femmes sont mères au foyer. En Grèce, en Italie et en Espagne, elles sont environ 40 %.

L'aide à la maison

• Au Japon, 80 % des femmes au foyer ont déclaré qu'elles aimeraient qu'un membre de leur famille les aide dans les tâches ménagères, surtout quand elles sont malades.

• Aux Pays-Bas, les hommes passent environ deux heures par jour avec leurs enfants et quarante-deux minutes à effectuer des travaux domestiques. Les femmes consacrent à peu près trois heures à leurs enfants et une heure quarante-deux minutes aux tâches ménagères.

Les mères stressées

• En Allemagne, plus de 70 % des mères sont stressées et 51 % se plaignent d'avoir mal à la colonne vertébrale et entre les vertèbres. Plus d'un tiers sont constamment fatiguées et déprimées. Près de 30 % souffrent de maux de tête ou de migraines.

Les mères maltraitées

• À Hong-Kong, 4 % des femmes interrogées ont déclaré avoir été maltraitées lorsqu'elles étaient enceintes.

• Selon un sondage effectué par la revue Focus, en Allemagne, près de 1 mère sur 6 a avoué avoir été frappée au moins une fois par un de ses enfants.


D'autres obstacles

Des traditions profondément enracinées peuvent également constituer des obstacles. Au Japon, les mères sont censées éduquer leurs enfants comme le sont les autres du même âge. Si certains prennent des cours de piano ou de peinture, une mère se sentira obligée d'inscrire ses enfants à de tels cours. Les écoles insistent auprès des parents pour que leurs enfants participent avec les autres aux activités extrascolaires. Celui ou celle qui est différent subira peut-être le harcèlement de ses camarades, des enseignants, des autres parents ou de ses proches. Il en va de même dans d'autres pays.

La publicité et la société de consommation créent des enfants exigeants. Dans les pays développés, des mères pourraient croire qu'elles sont tenues d'acheter ce que leur demandent leurs enfants parce que d'autres mères agissent ainsi. Si elles n'en ont pas les moyens, elles peuvent éprouver un sentiment d'échec.

Cet aperçu de la vie des mères modernes ne doit pas dévaloriser les exploits que réalisent des millions de mamans travailleuses et dévouées en accomplissant de leur mieux l'une des tâches les plus nobles qui soient : l'éducation des générations futures de la famille humaine. Il s'agit là d'un honneur. La Bible déclare : " Les enfants sont un trésor, la récompense donnée par le SEIGNEUR. " (Psaume 127:3, Parole de Vie). Miriam, qui a deux enfants, est parfaitement représentative de ce genre de mamans. Elle déclare : " En dépit des difficultés, la maternité procure des joies incomparables. Nous sommes comblées quand nous voyons nos enfants accepter l'instruction et la discipline que nous leur donnons et devenir des membres responsables de la société. "

Comment les mères apprécieront-elles davantage leur héritage ? L'article suivant leur fournira quelques suggestions pratiques.

Remportez la course

Puisque les enfants représentent la génération future, les femmes qui les façonnent, c'est-à-dire leurs mères, méritent respect, honneur et soutien. Même si le monde moderne véhicule des idées mitigées sur le métier de mère, la Bible affirme que les enfants sont une bénédiction de Dieu et qu'ils peuvent contribuer au bonheur de leurs parents (Psaume 127:3-5). Les Écritures n'oublient toutefois pas les réalités de ce métier. Elles mentionnent bon nombre de ses difficultés.

Les décisions des parents concernant l'éducation de leurs enfants ont une influence profonde et durable sur la vie et la personnalité de ceux-ci. Étant donné que ces décisions peuvent changer considérablement leur façon de vivre, les parents ne doivent pas les prendre à la hâte. Voici quelques questions à se poser : La mère devrait-elle travailler à l'extérieur ? Si oui, combien d'heures ? Qui s'occupera des enfants pendant qu'elle travaillera ? En fin de compte, les parents doivent faire ce qu'ils pensent être le mieux pour leurs enfants et ce qui est juste aux yeux de Dieu.

Cependant, dans leurs efforts pour prendre de sages décisions, les mères ne sont pas seules. Elles peuvent trouver un grand réconfort dans les paroles d'Isaïe 40:11, qui montrent que Dieu s'intéresse spécialement aux mamans qui ont des nourrissons ; il les " conduira doucement ". Dieu prouve son intérêt sincère en donnant dans la Bible des principes qui, s'ils sont suivis, rendent le métier de mère agréable et permettent de bien le pratiquer.

• Soyez raisonnable : Les chrétiens devraient être connus pour leur nature raisonnable (Philippiens 4:5). Janet Penley, auteur et mère de famille, a compris la valeur de ce principe. " J'ai commencé le métier de mère en étant pleine des plus grandes espérances, dit-elle. J'allais m'occuper de mon bébé comme jamais une mère ne l'avait fait. J'ai lu tous les livres, écouté tous les spécialistes. Toutefois, au lieu d'avoir l'impression de réussir et d'être à la hauteur, j'ai fini par perdre confiance en moi et par m'angoisser. " Elle explique : " Si on cherche à répondre aux attentes des autres et à se couler dans un moule ' idéal ', on se décourage et on est envahi par l'inquiétude et le sentiment de culpabilité. "

• Simplifiez : " Ce que les familles risquent de perdre dans cette frénésie insensée, a écrit la revue Newsweek, c'est l'âme de l'enfance et les joies de la vie de famille. " Voilà pourquoi de nombreuses mères aspirent à une vie plus simple. Comment s'y prendre ? D'abord, établissez des priorités ; privilégiez " les choses les plus importantes ", notamment le temps et l'attention dont vos enfants ont besoin (Philippiens 1:10, 11). Ensuite, analysez votre mode de vie. Vous devrez peut-être renoncer à des activités et à des biens matériels qui ne sont pas vraiment indispensables.

Qu'est-ce qui importe le plus dans votre vie ? Désirez-vous tout, tout de suite, ou êtes-vous capable de remettre certains objectifs à plus tard pendant que vous en poursuivez d'autres ? Caroline, une mère qui a peu de moyens, raconte comment elle s'en sort : " Je reste simple et je limite les dépenses. " Gloria, mère de trois enfants, se souvient : " Nous n'avions pas d'argent pour acheter des vêtements de marque ; je confectionnais des habits pour mes enfants et je leur disais qu'ils étaient uniques, car personne d'autre ne les portait. "

Selon la Parole de Dieu, celui qui " garde le discernement trouvera le bien ". (Proverbes 19:8.) Il faut du discernement pour faire le tri parmi le nombre incalculable de loisirs, de gadgets et de modes qui désorientent mères et enfants. Judith, une mère sud-africaine, s'exclame : " On nous propose constamment de nouveaux produits, une meilleure technologie et davantage de services ! " Voici la méthode d'Angela, une Allemande qui a quatre enfants : " Il faut déterminer ce qui est essentiel et utile, et aider ses enfants à faire de même. "


L'influence d'une mère

Comme toute mère, sans doute vous demandez-vous parfois quelle influence vous avez sur la vie de votre enfant. Vous pourriez par moments avoir l'impression que ses camarades, ses enseignants, les divertissements, les jeux vidéo et la musique ont sur lui plus d'emprise que vous.

Arrêtons-nous sur l'exemple de Yokébed, la mère de Moïse. Elle vivait à une époque extrêmement difficile et ne pouvait influer sur le devenir de son fils. Néanmoins, elle a saisi les occasions qui se présentaient pour l'éduquer. Elle a manifesté une foi courageuse en ne laissant pas mettre Moïse à mort. Dieu a récompensé sa foi, non seulement en permettant que son bébé reste en vie, mais aussi en faisant en sorte qu'elle soit sa nourrice, et sa mère. — Exode 1:15, 16 ; 2:1-10.

De toute évidence, Yokébed a contribué à façonner la personnalité de son fils. Devenu adulte, Moïse, malgré ses liens avec la famille royale d'Égypte, est resté proche des Hébreux et de leur Dieu ; c'est la preuve que ses parents avaient eu un ascendant sur lui durant ses années de formation. — Hébreux 11:24-26.

Si vous êtes mère, vous avez certainement davantage d'occasions que Yokébed d'influencer votre enfant. Mettez-vous à profit ses quelques jeunes années pour lui inculquer des croyances qui lui seront longtemps profitables ? Ou laissez-vous les tendances du moment imposer leur empreinte sur son développement ?


• Effectuez les changements possibles : " Que le discernement et la réflexion te guident ", recommande la Bible (Proverbes 3:21, Bible en français courant). Si vous cessiez de travailler à l'extérieur, votre famille pourrait-elle vivre uniquement avec le salaire de votre mari ? Pour répondre à cette question, calculez ce qui reste de votre salaire après avoir déduit les impôts, les frais de garderie, de transport, d'habillement, les repas pris à l'extérieur et les extra. En outre, il se peut que le salaire de votre mari soit davantage imposable si, additionné au vôtre, il passe dans la tranche supérieure. Vous pourriez être surprise du peu d'argent qui reste.

Certaines mères travaillent moins, ou plus près de leur domicile. Leur salaire est peut-être inférieur, mais elles passent davantage de temps avec leurs enfants. Si vous envisagez d'abandonner votre travail, mais que vous estimiez qu'il est important pour votre dignité et votre épanouissement, réfléchissez à la façon dont vous pouvez éprouver ces sentiments en restant à la maison.

• Demandez de l'aide : La Parole de Dieu montre en de nombreux endroits qu'un " appel au secours " n'est pas inutile (Exode 2:23, 24 ; Psaume 34:15). Si une mère lance un appel au secours, son mari devrait spontanément l'aider. Avec sa coopération, pourquoi ne répartiriez-vous pas les tâches ménagères afin d'atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés ensemble, comme celui de consacrer du temps à vos enfants ? Si elle en a la possibilité, une mère devrait aussi s'entourer de personnes, notamment des membres de sa famille et d'amis en qui elle a confiance, ayant les mêmes centres d'intérêt et les mêmes objectifs qu'elle.

La congrégation chrétienne constitue un précieux soutien pour de nombreuses mères. María, qui a trois enfants, s'est rendu compte que " la congrégation " est l'un des moyens par lesquels " Dieu nous manifeste son amour et sa compassion et nous montre qu'il se soucie de nous ".

• Prenez le temps de vous détendre : Même Jésus, qui était parfait et débordant d'énergie, a invité ses disciples à se rendre ' dans un endroit isolé, et à se reposer un peu '. (Marc 6:30-32.) Vous serez une bonne mère si vous arrivez à garder votre équilibre même dans les périodes difficiles. Certes, vos enfants ont besoin de vous, mais ils ont également besoin de vous voir heureuse. Il faut donc vous détendre dans une mesure raisonnable.

Angela, citée plus haut, a une astuce pour se détendre : " Je me ménage un moment de tranquillité le matin. Je me réserve au moins une demi-heure. Et mon mari et moi nous nous gardons un ou deux moments en soirée par semaine ; nous demandons à nos enfants de s'occuper calmement ailleurs dans la maison. Ainsi, nous avons une heure pour nous. "

• Donnez la priorité à la spiritualité : On a remarqué que le métier de mère se complique lorsqu'on perd de vue ses objectifs et qu'on ne se fixe pas de priorités. Les familles chrétiennes sont heureuses lorsque tous leurs membres s'efforcent ensemble d'accorder à la volonté de Dieu la première place dans leur vie. L'apôtre Paul a écrit : " L'attachement à Dieu est utile à toutes choses puisqu'il a la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir. " (1 Timothée 4:8). Une famille qui est attachée à Dieu et qui suit les principes contenus dans la Bible trouvera le bonheur. Même si un seul membre d'une famille applique les principes bibliques, les choses vont toujours mieux que lorsqu'aucun ne les met en pratique.

Adèle, une mère chrétienne qui travaille à plein temps, a constaté qu'une bonne spiritualité est bénéfique. Elle déclare : " Nous avons dans les publications bibliques un nombre impressionnant de conseils et de renseignements qui nous expliquent les difficultés que rencontrent nos enfants et comment nous pouvons les aider. Lorsque vous voyez vos enfants accepter la nourriture spirituelle que vous leur donnez, vous vous dites que le jeu en vaut la chandelle. Quand vous remarquez de petits progrès dans leur façon de se comporter et de raisonner, vous vous rendez compte qu'ils emmagasinent votre instruction et que vos efforts portent du fruit [2 – Les Témoins de Jéhovah ont publié plusieurs ouvrages bibliques destinés à l'éducation des enfants. Parmi ces ouvrages figurent Recueil d'histoires bibliques, Les jeunes s'interrogent — Réponses pratiques et Le secret du bonheur familial.]. "

Ainsi, il est possible de remporter la course d'obstacles que représente le dur métier de mère. Dieu lui-même nous donne l'assurance réconfortante que les efforts des mamans diligentes et dévouées qui lui font confiance ne seront pas vains. Les mères qui entretiennent des relations personnelles avec lui trouvent de la consolation dans sa promesse de ' donner de la force à celui qui est épuisé '. — Isaïe 40:29.

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